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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 16:51
En 1356, 10 ans après la bataille de Crécy et la défaite de la chevalerie française, l'ost français sous la conduite du roi de France Jean II Le Bon remettent ça face aux troupes anglaises du Prince Noir près de Poitiers, durant la bataille de Nouaillé le 13 septembre 1356.


                                                         
                        
     Blason du roi de France                                                               Blason du roi d'Angleterre
           (Jean II Le Bon)                                                                                  (Edouard VII)





                   Mouvements des deux armées                                 Position des deux armées durant la bataille

                                                 Jean II Le Bon en rouge, Edouard de Woodstock en bleu


Avant la bataille :

Le raid mené par Edouard de Woodstock, fils du roi d'Angleterre plus connu sous le nom du Prince noir en raison de la couleur de son armure, passait par Bourges et Orléans. Pour le poursuivre plus efficacement, le roi de France (Jean II Le Bon) abandonne la moitié de son armée pour ne garder que la cavalerie plus rapides. Après avoir cherché l'adversaire, les français se retrouvent fortuitement face à lui au sud de Poitiers, alors qu'il retourne vers Bordeaux chargé de butin.

Les Anglais, très largement moins nombreux et menacés d'encerclement et de famine, offrent de rendre le butin et de ne pas porter les armes contre le royaume de France pendant 7 ans. Mais, au conseil royal, l'idée naît de profiter du rassemblement de l'armée, manifestement plus puissante que celle des angals, pour ne pas laisser échapper l'occasion de faire un exemple. Ainsi, il est énoncé dans les conditions de reddition que le Prince Noir devra se constituer prisonnier au roi de France. Ne pouvant accepter ces termes, l'héritier du trône d'Angleterre se résout à livrer bataille.

Déroulement :

Les Anglais acceptent le combat de mauvais gré, le chemin de la Guyenne leur étant coupé. La bataille se déroulera sur un terrain accidenté et coupé de haies, Jean II le Bon décide que le combat se fera à pied.

Au petit matin, un mouvement des Anglais laisse penser qu'ils tentent de passer leur butin de l'autre côté de la rivière. Les deux commandants de l’avant-garde française d'un avis contraire sur ce mouvement n'écouteront pas les ordres du roi et chargeront chacun de leur côté.

La charge d'Audrehem sur un chemin bordé de haies (Maupertuis, un mauvais passage) est anéantie par les archers gallois masqués derrière les buissons. Le connétable Gauthier VI de Brienne se joint au maréchal de Clermont pour charger sur le comte de Salisbury. Tous deux sont tués. L'avant-garde est décimée.

Les deux corps de bataille s'engagent ensuite de façon désordonnée, désordre accentué par les pièges préparés par les Anglais. La bataille tourne à l'avantage du Prince Noir.

Quand il voit la déconfiture des maréchaux, le roi de France se lance dans la bataille qui se transforme bientôt en un remous de combats individuels où le désordre et puis le désarroi règnent.
Alors que le roi n'a pas encore donné l'assaut avec le gros de ses troupes, celles ci l'abandonnent. Jean II le Bon pense alors que la défaite est possible, et sauve ses fils en les envoyant à Chauvigny : le Dauphin Charles, le duc de Normandie et le duc d'Anjou.

Un aide de camp du Prince Noir l'aperçoit de loin, reconnaissable à sa cotte d'armes fleur-de-lysée et le montre au prince de Galles : Jean le Bon, sur une élévation de terrain appelée le champ Alexandre, entouré de ses plus fidèles, descend de cheval et fait mettre, à tous, pied à terre. Puis, saisissant une hache d'armes, il attend l'assaut. Jean le Bon ayant mis ses enfants à l'abri choisit donc un sacrifice héroïque.

Conséquence :

Le roi de France fut fait prisonnier lors de cette bataille. Le prince noir emmena le roi vaincu à Londres. Le prix de cette défaite fut énorme. En 1360, par la signature du traité de Brétigny, Jean Le Bon cèda le quart de son royaume aux anglais, soit la partie qui rejoint la Guyenne à la Loire. Le Poitou devint donc une terre anglaise. La rançon exigée pour la libération du roi de France fut fixée à trois millions d'écus or.

Après cette nouvelle défaite de la chevalerie et de la noblesse de France, la guerre de cent ans ne faisait que débuter et s'achèvera près d'un siècle plus tard, en 1453.

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Published by Christophe - dans Histoire
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commentaires

emmanuel 28/02/2015 21:49

Le prince noir amena Jean le Bon a Bordeaux il séjourna et mena grand train, ce n'est que plus tard qu'il fut amené a Londres

dacedusud 22/06/2008 01:22

Tu as raison mon frère j'ai surement abusé du divin breuvage, mais c'est pour la bonne cause il faut écluser les stocks. Mes doigts sont fatigués et se sont croisés. Je viens de rectifier les dysfonctionnements. Merci pour tes remarques constructives, un grand frère sert aussi à ça.

thierry 22/06/2008 00:41

Nouaillé ??? naan, mon frère, arrête de boire c'est "noyé" qu'il faut dire, noyé dans la bière bien sûr ;-))
Et tu crois que je rigole ? Regarde encore ce que tu écris plus bas
"Le rpix de cette déafite fut énorme", c'est bien triste quand l'alcool commence à attaquer comme ça. Bel exemple pour notre jeunesse française, mon p'tit môssieur...
Et c'est pas fini, le délire continue, je commaissais le Prince charmant mais celui là qui c'est ?
"Le prince noiremmena ", un prince africain ???
Je t'aime aussi pour ça mon frère ;-))

Christophe 22/06/2008 01:16


Oui, tu as raison j'ai peut être abusé du divin breuvage local, mes doigts se sont effectivement croisés, j'ai rectifié les fautes de frappe. Merci d'avoir lu et relevé mes erreurs, ça sert aussi à
ça les grands frères. Et puis il est tard mes doigts sont fatigués.